Dessins mine de plomb

 Magalie DarsouzeFin de soirée, 59,5 x 84 cm, 2018
Magalie DarsouzeEnfance sous les platanes, 59,5 x 84 cm, 2018
Dimanche, 59,5 x 84 cm, 2019
Les 70 ans de Michel, 59,5 x 84 cm, 2019
Magalie-Darsouze Repas, 59,5 x 84 cm, 2018
Magalie-DarsouzeCortège, 59,5 x 84 cm, 2018
Magalie DarsouzeCommémoration, 40 x 59,5 cm, 2018
Magalie Darsouze Portrait d’officiers, 40 x 59,5 cm, 2018
Magalie Darsouze, Mine de plomb sur papier Portrait d’ouvriers,  59,5 x 84 cm, 2018
Magalie-darsouze  Grand mère, 60 x 60 cm, 2018
Magalie-darsouze  Grand Père, 60 x 60 cm, 2018
  Mère et enfant, 59,5 x 42 cm, 2018
 Magalie Darsouze                Portrait de famille1,  29,7 x 42 cm, 2017
Magalie Darsouze   Portrait de famille5 29,7 x 42 cm, 2017
Magalie Darsouze Portrait de famille4 29,7 x 42 cm, 2017
  Pause 29,7 x 21 cm, 2017
Magalie Darsouze  Enfance à la balançoire, 29,7 x 41 cm, 2017
Magalie Darsouze Miss, 29,7 x 42 cm, 2018
Magalie Darsouze interroge le temps passé. Elle explore les intrigues issues d’un répertoire d’albums photographiques personnels ou empruntés, images choisies pour leur qualité d’appartenance au souvenir commun, scènes de vie et d’enfance, instants de famille partagés et disparus.
Dans l’enracinement de nos histoires, ses dessins expriment  l’indélébile ou l’éphémère, invitant le spectateur à se projeter au travers d’une temporalité imaginaire facilement identifiable. Banalité face à ce qu’évoquent les instants où se mêlent drame et bonheur, leur ressemblance incarne l’histoire des êtres qui les habitent, livrés ici à une interprétation libre.
À la mine de plomb dans le mystère du moment dégagé par ces intrigues, ignorant l’avant et l’après, Magalie Darsouze cherche à déceler ce qui est en train de disparaître, sème des indices à travers la surexposition, l’effacement, le flou.
L’image est manipulée, gommée par un procédé qui fige davantage dans le doute les zones inachevées: ce qui a été n’est plus.
Son crayon souligne la fragmentation d’événements cristallisés sur  pellicule, une mémoire qui disparaît peu-à-peu, aussi bien par l’usure que par la transformation du souvenir. Ces « défauts » liés au vieillissement ou à la prise de vue, sont accentués, laissant apparaître des esprits capturés dans la lumière. Un clin d’œil au caractère désuet de ce qu’il en reste.
Comme un négatif retrouvé, le souvenir ressurgit, projette une preuve que ce moment à bien existé, leurre entre le réel et l’imaginaire,déformé par le prisme d’une réalité que nous créons nous-mêmes au cours de l’existence.
Théo Petroni, rédacteur et curateur d’exposition

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